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Projet associatif

Le Projet Associatif a été approuvé par le Conseil d'Administration du 22 Février 2013

Introduction

La longue histoire de notre humanité fait une place particulière et paradoxale à la personne aveugle.

Depuis l’Antiquité jusque dans un passé récent, le regard porté par les sociétés humaines sur la personne aveugle a toujours oscillé entre la vision du sage, du poète, incarnée par la figure emblématique d’Homère, le père de l’épopée fondatrice de l’aventure grecque, et celle de l’exclu, du maudit. C’est contre cette dernière approche que le christianisme réagira, en référence à l’épisode de la piscine de Siloé relaté par l’évangéliste Jean.

Une rapide étude du langage usuel dans notre pays nous révèle une approche franchement plus négative. Ainsi, dans les expressions couramment usitées, l’absence de vue, le manque de lumière, le sombre, le noir sont associés à des situations inquiétantes, mauvaises, défavorables. C’est ainsi que sera traitée d’aveugle une personne qui n’appréhende pas correctement une situation donnée. De très nombreuses expressions du langage courant pourraient confirmer cette analyse.

De même, le rôle des personnes aveugles dans l’histoire est marqué, jusqu’à une période récente, par un grand vide. Bien sûr, nous pouvons y rencontrer quelques figures d’aveugles exceptionnellement frappantes, comme le théologien Didyme d’Alexandrie, dit l’Aveugle (313-398), ou cet érudit arabe enseignant à la medersa de Bagdad, Zain-Din Al Amidi, ou encore l’humaniste flamand Juan Luis Vives, qui publie à Bruges, en 1526, le premier traité d’aide sociale globale, De subventione pauperum. À la même époque, Charles Fernand, Pierre de Ponte ou Perceval van Belleghem sont autant d’humanistes réputés et aveugles qui fréquentent les cercles animés par Erasme. Deux siècles plus tard, c’est une jeune aveugle intellectuellement brillante, Mélanie de Salignac, qui inspirera à Denis Diderot sa fameuse Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient.

Ces quelques figures attestent de la capacité des personnes aveugles à penser et à agir, mais elles sont trop peu nombreuses pour donner à nos prédécesseurs en déficience visuelle une place qui compte dans l’histoire. En effet, si toutes les personnes handicapées se trouvaient socialement discriminées, les femmes et les hommes atteints de cécité étaient, de plus, presque totalement exclus du monde de l’écriture, de la lecture et, par conséquent, du savoir et de la culture.

Les précurseurs que nous venons de citer essayèrent bien quelques astuces à partir de lettres collées et de reproductions en relief afin d’approcher l’écrit et le monde des livres. Mais jusqu’à l’invention géniale de Louis Braille dans les années 1840, rien de tangible ne permit aux aveugles d’accéder à la connaissance.

Nous sommes donc les héritiers de ce peuple de la marge, exclu des grandes phases de la civilisation humaine, celles des philosophes grecs, des écrivains bibliques, des troubadours et des poètes de la Renaissance, ainsi que des grands auteurs du siècle des Lumières. Il nous faudra attendre le deuxième tiers du XIXe siècle pour avoir le droit d’approcher directement le texte écrit et de produire, nous-mêmes, nos propres écrits. C’est grâce à la découverte du fils d’un bourrelier de Coupvray que nos ancêtres en cécité vont pouvoir entrer dans le monde de l’école et, de ce fait, dans la vie sociale.

L’aventure Braille va, ainsi, bousculer les choses, permettre enfin aux aveugles et aux amblyopes de sortir de la discrimination et de la marginalité pour être projetés sur le devant de la scène associative ouverte par la loi du premier juillet 1901.

Dès lors, les personnes porteuses d’un handicap visuel grave ne vont avoir de cesse de s’organiser pour faire valoir leurs droits, proposer des solutions qui les concernent, prendre leur propre destin entre leurs mains.

En 1917, est créée à Paris l’Amitié des Aveugles de France, véritable association mère de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France, dont notre Union est membre depuis 1931. En ce qui nous concerne, c’est en 1915 que, partant du mouvement des aveugles soldats, le professeur Astruc et Constant Aussel lancèrent le mouvement qui aboutira en 1929 à la création de l’Union des Aveugles et Handicapés de la Vue de Montpellier et de la Région, rebaptisée Fédération des Aveugles et Amblyopes de France - Languedoc Roussillon en 2012

Les ambitions de ce courant étaient claires : créer des structures de défense des intérêts des personnes aveugles et amblyopes gérées par les intéressés eux-mêmes. C’est cette philosophie d’une action conduite par les aveugles et pour les aveugles qui nous a toujours animés et qui nous réunit encore aujourd’hui, même si nous faisons maintenant une large place aux porteurs d’un handicap visuel grave.

 

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des personnes porteuses d’un handicap visuel légalement reconnu, tel que défini par la réglementation en vigueur au sein des pays de l’Union Européenne. Cette réglementation affirme notre droit à : l’éducation, la scolarisation, la formation professionnelle et l’emploi, un revenu décent, une protection sociale adaptée, une pleine citoyenneté.
Notre association a été créée et demeure gérée par et pour des personnes handicapées visuelles, avec le concours de personnes voyantes (parents et amis).
Nous nous inscrivons dans la lignée de celles et de ceux qui, porteurs avant nous du même handicap, se sont mis en marche pour se battre contre les processus de discrimination et pour lutter en faveur de la pleine citoyenneté des déficients visuels.

Nous sommes des personnes librement engagées dans une démarche associative dans l’esprit de la loi du premier juillet 1901. Nous affirmons ainsi notre volonté de prendre nous-mêmes en charge les responsabilités susceptibles de faire évoluer notre situation dans le sens de nos aspirations.
Nous sommes attachés aux principes du bénévolat et de la gestion désintéressée.

Notre association s’inscrit dans deux grandes traditions. La tradition "Amicaliste" d’une part, fidèle à l’esprit de partage, d’entraide mutuelle, de réflexion commune et de mise en œuvre d’actions conviviales concernant le groupe qui la compose. À ce titre, nous nous référons également aux concepts d’assistance et de bienfaisance, reconnus tant en France qu’au niveau européen.
Nous sommes d’autre part une association "Agissante", inscrite dans la lignée de femmes et d’hommes qui se sont retrouvés autour de projets précis et ont assumé le risque de les mettre en œuvre afin de venir en aide à des publics clairement identifiés. Un des moyens de cette action est la gestion de services agréés par la puissance publique.

Nous sommes enfin une association affiliée à la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France dont nous partageons l’éthique fondatrice et actuelle.

Les valeurs qui fondent notre action

L’action de la FAF-LR repose sur des valeurs fortes, héritées de notre longue histoire mais toujours actuelles.

Nous affirmons tout d’abord la dignité pleine et entière de la personne humaine, par-delà les différences physiques, sensorielles, mentales, ethniques, raciales, politiques et religieuses qui la caractérisent. Chaque femme, chaque homme, quel qu’il soit, a le droit d’accéder à une pleine citoyenneté au sens le plus complet du terme. La défense de ce droit fondamental repose sur notre attachement irrépressible aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, héritées du siècle des Lumières et fondatrices de l’idéal de la République.

Mais cette volonté citoyenne implique aussi que nous sachions assumer pleinement les devoirs qui s’y attachent : responsabilité, esprit civique, sens de l’intérêt général, respect d’autrui…

Nous nous appuyons également sur les valeurs de solidarité et d’entraide qui impliquent l’engagement de chacun à se sentir solidaire de l’autre et du groupe, à agir directement au service de la cause défendue par notre Union. C’est là une façon objective de décliner le concept de fraternité.

Cette démarche repose sur la notion de désintéressement, indissociable de celle de bénévolat, respectant en cela l’esprit de la loi du premier juillet 1901. Elle implique une claire séparation et une coopération efficace entre les instances associatives qui prennent les décisions et les instances professionnelles qui les mettent techniquement en œuvre.

Nous affirmons enfin le caractère laïc, c’est-à-dire apolitique et aconfessionnel, de la FAF-LR.

Ces valeurs fondatrices sont autant d’exigences absolues à l’égard de l’ensemble de nos adhérents et de nous-mêmes, dirigeants de l’Union. Elles doivent également constituer la base d’un contrat moral avec l’ensemble des salariés qui participent à la mise en œuvre de nos missions et de nos objectifs.

 

Pourquoi œuvrons-nous ?

Le handicap qui motive notre action est un état objectif et durable dont les personnes porteuses, leur environnement et la société tout entière doivent assumer l’existence. Notre combat consiste à limiter au maximum la dépendance qu’il engendre et les discriminations sociales qui viennent l’aggraver. Malgré les progrès techniques et médicaux dont chacun reconnaîtra l’étendue, malgré les avancées sociales, politiques et économiques, force est de constater la permanence d’importants obstacles à l’insertion des personnes handicapées. Ces difficultés sont d’autant plus grandes dans le cas du handicap visuel que notre monde fait chaque jour davantage appel à la vision dans les principaux actes de la vie quotidienne, mobilité géographique de plus en plus importante, utilisation massive de l’écrit et de l’image, généralisation des processus automatisés nécessitant la vision pour leur utilisation. La FAF-LR doit agir et agit :
  • parce que, par-delà les pétitions de principe, la place des personnes handicapées en général et déficientes visuelles en particulier est loin d’être objectivement prise en compte par notre société ;
  • parce que nous devons avoir un rôle actif dans l’élaboration et la mise en place des solutions techniques et humaines nécessaires pour notre pleine insertion ;
  • parce que nous estimons l’action collective efficace et indispensable pour la défense de nos droits et de nos aspirations.

Pourquoi agissons-nous ?

L’action de la FAF-LR s’inscrit pleinement dans une démarche d’intérêt général et d’utilité sociale.
Elle a pour cadre le territoire local et régional, et se situe prioritairement dans un rapport contractuel avec la puissance publique pour des missions de service public.
Elle vise à favoriser l’insertion sociale, professionnelle et culturelle des personnes handicapées, et tout particulièrement de celles porteuses d’une déficience visuelle.
Pour ce faire, elle propose un suivi aux personnes aveugles et malvoyantes tout au long de leur vie, et les accompagne dans leur recherche d’autonomie et leur démarche d’insertion, depuis l’aide aux familles et à l’éducation précoce jusqu’au soutien de la personne âgée handicapée, en passant par l’école, l’université, la formation et la vie professionnelles, l’accès à la culture, au sport et plus généralement aux loisirs.
Nous agissons donc pour permettre aux personnes aveugles et malvoyantes d’échapper à l’ensemble des processus de discrimination et d’assistanat, et en faveur de leur promotion sociale au sens large du terme.

 

Pour qui oeuvrons-nous ?

La FAF-LR agit en tout premier lieu et directement en faveur des personnes porteuses d’un handicap visuel légalement reconnu. Elle intervient aussi auprès de leurs familles et de l’environnement dans lequel elles doivent s’insérer pour combattre l’aggravation sociale du handicap.

La FAF-LR s’inscrit également dans une démarche de prévention du handicap. Au-delà des campagnes générales d’information auxquelles elle peut s’associer, elle agit par des conseils, des informations et une orientation auprès de toute personne se sentant concernée par la déficience visuelle.

Enfin, elle sensibilise les responsables politiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État, les organismes publics ou privés recevant du public, et leur apporte les conseils techniques et humains nécessaires afin qu’elles prennent en compte, dans l’exercice de leur mission, les spécificités liées au handicap visuel. Si besoin est, elle leur rappelle les obligations légales en la matière.

 

Sur quel territoire agissons-nous ?

L’action de la FAF-LR se développe sur un territoire bien précis défini par nos statuts, dans le respect du découpage territorial national reconnu par la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France. Toutefois, des accords particuliers peuvent être conclus avec des collectivités locales ou des services déconcentrés de l’État, afin d’élargir nos actions au-delà de leur cadre habituel. S’il existe une association adhérente de la Fédération sur ce ressort territorial, une convention est alors signée avec elle. S’il n’existe pas d’association affiliée, la Fédération est simplement informée.

Quels sont nos outils ?

La FAF-LR a pour mission de promouvoir toutes les actions orientées vers l’insertion de la personne porteuse d’un handicap visuel dans la vie sociale. Pour cela, elle articule deux démarches : d’une part, rechercher la meilleure adaptation de la personne handicapée à la vie sociale ordinaire ; d’autre part, favoriser l’accessibilité matérielle et l’ouverture humaine de la société à la personne handicapée.

L’association se dote des structures, des méthodes et des outils indispensables à la réalisation de cette mission.

(1) Elle met en place une organisation associative cohérente, reposant sur des textes statutaires et réglementaires démocratiquement élaborés dans le cadre du Conseil d’Administration, débattus puis adoptés par l’Assemblée Générale et dès lors reconnus par tous.

Sur cette base, elle favorise une vie institutionnelle riche et largement ouverte aux membres adhérents, aux usagers des services et dispositifs, aux salariés ainsi qu’aux principaux partenaires engagés dans et par notre action.

À ce titre, même si le rôle principal est dévolu aux personnes aveugles et malvoyantes dans la vie de l’association, des solutions novatrices axées autour de l’organisation du Conseil d’Administration par collèges sont mises en place.

L’action des administrateurs est structurée en commissions : les principales concernent actuellement l’accessibilité, les loisirs et la communication.

(2) L’association agit principalement par la création, la gestion et le développement de services et de dispositifs répondant aux attentes des personnes porteuses d’un handicap visuel.

Ces actions concernent toutes les étapes de la vie : intervention auprès des familles au moment de l’annonce et de l’approche du handicap, éducation précoce, intégration scolaire et universitaire, formation et insertion professionnelles, adaptation à la vie quotidienne, accessibilité matérielle de la cité et de l’environnement en général, accès adapté à la culture et aux loisirs, accompagnement à la retraite et au vieillissement.

Dans le cadre de ses services, la FAF-LR met en œuvre les pratiques pédagogiques, les techniques d’adaptation, les méthodes d’accompagnement et les instruments de communication qu’exige le parfait exercice de cette mission. Elle s’inscrit dans une démarche permanente d’évaluation de ces méthodes et pratiques d’insertion ; elle participe activement aux diverses recherches engagées pour permettre l’avancée de celles-ci.

De façon concrète, l’association impulse et gère actuellement :

    en direction des enfants et adolescents, le SAFEP (Service d’Accompagnement Familial et d’Éducation Précoce) et le SAAAIS (Service d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie et à l’Intégration Scolaire) ;
    en direction des adultes, le SAPPA (Service d’Adaptation Pour Personnes Aveugles et gravement malvoyantes) ;
    dans le domaine de l’emploi, les PPS (Prestations Ponctuelles Spécifiques) pour l’insertion, le maintien ou le retour au travail ;
    pour la MDPH, les missions d’évaluation des dispositifs individuels de compensation.
    En direction des étudiants, elle participe de façon active aux missions du GRAPHES (Groupement Régional pour l’Accès des Personnes Handicapées à l’Enseignement Supérieur).

(3) La FAF-LR agit aussi directement auprès des élus locaux et de tous les acteurs de l’action publique en proposant des représentants dans les principales instances et commissions au sein desquelles se traite la question du handicap.

(4) L’association agit également par le biais de réunions internes, de journées culturelles, de cycles d’ateliers, qui lui permettent de réunir ses adhérents et ses sympathisants. Elle développe ainsi des activités adaptées et conviviales qui favorisent l’échange, le partage et l’accès à des domaines peu ouverts aux individus isolés.

La FAF-LR a le devoir d’être à l’écoute des aspirations de ses adhérents, des usagers de ses services et de l’ensemble des personnes atteintes d’un handicap visuel. C’est de cette écoute et de son analyse que partiront les initiatives nouvelles nécessaires pour compléter les dispositifs existants et améliorer notre démarche globale d’insertion de la personne handicapée visuelle.

Ce souci permanent de qualité exige que nous soyons également attentifs aux évolutions sociologiques touchant le milieu des non- et malvoyants, aux progrès techniques, aux avancées pédagogiques et aux pratiques d’adaptation susceptibles d’enrichir nos actions.

Il appartient aux instances dirigeantes de l’association, conseillées par les personnels qu’elle a engagés, de veiller à la maîtrise du développement de ces actions nouvelles et à la qualité des services dans lesquels elle est actuellement engagée.

 

Comment oeuvrons nous ?

Les actions conduites par La FAF-LR le sont, soit par l’implication directe de ses membres bénévoles, notamment de ses administrateurs, soit par l’intermédiaire de ses personnels.

Les membres bénévoles et administrateurs sont tout particulièrement investis dans les actions de représentation politique, de sensibilisation et de conseil aux élus, aux responsables de services publics ou privés, aux professionnels de la santé, de l’éducation, de l’architecture, de l’urbanisme, de l’environnement, et à tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent conduire une action susceptible de concerner les personnes handicapées.

Les personnels ont pour mission de mettre en œuvre l’action des services et dispositifs dont la FAF-LR se dote afin de concourir à la pleine réalisation de ses objectifs.

Engagés par l’association, qui dispose du pouvoir patronal, et par son président, qui reçoit délégation du Conseil d’Administration, ils sont placés dans l’exercice de leur mission sous l’autorité hiérarchique et technique du directeur et des chefs de services.

Les personnels sont recrutés en raison de leurs compétences techniques et de leurs qualités humaines, indispensables à la réalisation de leurs missions d’éducation, d’adaptation, d’accompagnement, en un mot d’aide à l’insertion. À ce titre, il est souhaitable qu’ils se sentent concernés par son action et adhèrent aux principes et aux valeurs qui la fondent.

La FAF-LR s’engage cependant à respecter scrupuleusement le droit du travail, et à ne rien exiger qui ne soit conforme à sa lettre et à son esprit.

Le directeur des services ou d’association, placé sous l’autorité du président, est le véritable responsable de la marche des services. Il assure la direction des personnels au sens le plus étendu du terme, ainsi que leur encadrement technique.

La FAF-LR affirme ainsi le principe de séparation des pouvoirs entre, d’une part, les administrateurs chargés de définir la politique de l’association, de veiller à la pleine réalisation des objectifs fixés et, d’autre part, le directeur, chargé de mettre en œuvre la dimension technique de cette politique et de ces objectifs.

 

Conclusion

La FAF-LR est une association régie par la loi du premier juillet 1901. Elle a une histoire à laquelle elle est fidèle, histoire qui est source de ses valeurs et du sens de son combat.

Composée principalement de personnes aveugles et malvoyantes, gérée par elles et pour elles, elle s’ouvre aussi à celles et à ceux qui reconnaissent la valeur de son combat en vue de le servir.

Elle est le fruit du travail inlassable de femmes et d’hommes qui ont consacré une large partie de leur vie et de leur force à la promotion sociale, au sens large du terme, des personnes aveugles et malvoyantes. Elle salue leur mémoire au travers de celle de ses présidents successifs, Constant Aussel, son fondateur, Henri Bonnet, Louis Gravié, Yolande Clavel et Vincent Michel.

Elle entend être présente à tous les niveaux de la vie locale et régionale où peut se traiter la question du handicap et tout particulièrement du handicap visuel.

Par son adhésion à la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France, elle affirme aussi sa volonté de s’ouvrir aux préoccupations nationales et internationales.

Elle exerce des missions de service public, d’intérêt général et d’utilité sociale auprès des personnes aveugles et malvoyantes. Elle le fait par l’action directe de ses dirigeants ainsi que par celle des services et dispositifs dont elle se dote.

Fidèle au passé qui lui a permis d’être ce qu’elle est devenue, respectueuse de ses valeurs et attentive aux nouveaux défis, La FAF-LR s’engage résolument dans ce siècle à poursuivre son œuvre au service des personnes porteuses d’un handicap visuel.

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